STRIPTEASE BURLESQUE – Osez vous déshabiller !

Le striptease c’est vulgaire ? Faites comme Dita Von Teese, optez pour l’effeuillage burlesque. Ce nouveau spectacle de cabaret à la sauce érotico-féministe, n’en finit pas de séduire les hommes mais surtout les femmes qui adorent jouer les pin-up

L’acteur et réalisateur français Mathieu Amalric a réveillé la Croisette la semaine dernière en montant les marches avec les “actrices” de son dernier film, La Tournée. Ces comédiennes d’un autre genre sont en réalité des stripteaseuses burlesques. Décodez par : des artistes qui s’effeuillent à la manière des danseuses du Moulin-Rouge de la Belle époque parisienne.

Il y a striptease et … effeuillage
Avec Mimi Le Meaux, Dirty Martini ou Kitten on the Keys, on est bien loin des stripteaseuses tournoyant autour d’une barre et qui font grimper le taux de testostérone des mâles éméchés distribuant des petits billets dans les strings. Non, le striptease burlesque est glamour, érotique mais jamais vulgaire. Un gant glisse le long d’un bras diaphane, un boa chatouille le cou de l’artiste, les tétons sont habillés de pompons et de paillettes et la nudité totale est un sacrilège. La femme s’exhibe mais mène la danse.  Ces créatures de rêve parfois loin de la taille mannequin mais dont les rondeurs charment tout autant le regard masculin, plaisent aussi aux femmes. L’effeuillage rétro est avant tout un spectacle de cabaret mêlant érotisme et humour. Pour Mimi Le Meaux, pionnière du genre qui combine à merveille faux-cils et tatouages de rockeuse, le New-burlesque est “un art qui réunit le strip-tease, l’humour, la chanson, la liberté d’expression”.

RUSSIA-MUSIC-EUROVISIONLe phénomène Dita
Si ce strip-tease d’un nouveau genre est réapparu au milieu des années 1990 aux Etats-Unis, il est aujourd’hui de plus en plus populaire en France. Que ce soit en lingerie ou en déco, l’ambiance boudoir avec tous ses froufrous est tendance.  La jeune prodige Dita Von Teese (photo AFP) y est pour beaucoup. Ses numéros d’effeuillage burlesque ont fait le tour du monde. Aussi à l’aise dans une baignoire que dans une maxi coupe de champagne, la belle Américaine, nouvelle icône fétichiste après Betty Page, a investi il y a quelques mois la scène du célèbre Crazy Horse, cabaret parisien qui habille d’habitude ses filles de lumière. Devenue la coqueluche des médias, son élégance et sa personnalité énigmatique ont fait beaucoup pour le renouveau du genre. La Gentry de Paris, temple du burlesque à Paris, affiche complet. Mais pourquoi se contenter uniquement d’être spectateur ?

Et pourquoi pas vous ?
Si le pole dancing a toujours ses adeptes, le burlesque devient son principal rival. Des écoles se sont ouvertes un peu partout en France pour apprendre à celles qui le souhaitent l’art de se déshabiller sans trop en montrer. La Gentry a d’ailleurs son établissement, l’école supérieure de striptease burlesque. On enfile ses stilettos et c’est parti pour le cours. Style légèrement coquin ou beaucoup plus affirmé, comme la Française Juliette Dragon, il y en pour tous les goûts. Les demoiselles du S jusqu’au XL ne sont pas là (que) pour leur conjoint. L’idée s’est surtout d’accepter son corps, le tout avec un certain parfum de féminisme. La révolution sexuelle des années 1970 exigeait des femmes qu’elles brûlent leur soutien-gorge, le New Burlesque leur apprend à le retirer en toute sensualité et … indépendance. Comme le souligne Miss Glitter Painkiller : “Le féminisme ne veut pas non plus dire que la femme n’a pas le droit de jouer de sa séduction et qu’elle doit s’habiller comme une patate!”. Avis aux Chiennes de garde, le prochain meeting pourrait aussi se faire en corset.

Publié sur Lepetitjournal.com

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