PHENOMENE – La France en est complètement Gaga

Lady Gaga vient de finir une série de trois concerts exceptionnels en France. En l’espace d’un seul album, la chanteuse new-yorkaise au look extravagant a déjà une influence sans pareil sur le monde de la musique. Mais comment expliquer un tel succès ?

ladygagaBeautiful Dirty Rich, Just dance, Eh eh, Poker Face, Paparazzi, Speechless, Bad romance,Telephone, sept chansons, sept cartons planétaires et une star : Lady Gaga (AFP). A 24 ans seulement, Stefani Joanne Angelina Germanotta de son vrai nom a vendu près de 11 millions d’exemplaires de son album The Fame et The Fame Monster, une nouvelle édition agrémentée d’inédits parue en 2009. La chanteuse, véritable bête de scène, a enflammé la scène de Paris-Bercy vendredi et samedi dernier. Elle était hier à Strasbourg. Que ses fans français se rassurent, elle reviendra en France le 22 octobre à Paris-Bercy et le 2 décembre à Lyon. S’il est presque inimaginable aujourd’hui de passer outre la Gagamania, il y a encore deux ans, la jeune artiste était inconnue du grand public.

La recette du succès
Pianiste émérite, compositrice depuis l’âge de 13 ans, Lady Gaga écrit l’intégralité de ses textes et mélodies. Teintée de sons pop et dance invitant à se trémousser sur les dancefloors, la musique de la blonde Newyorkaise n’a a priori rien de révolutionnaire. C’est son univers déjanté et absurde qui a convaincu le public. Avec ses tenues et coiffures plus extravagantes les unes que les autres,  Lady Gaga fait de chacune de ses apparitions publiques un véritable défilé de mode, une façon ingénieuse d’attirer l’attention du public pour celle qui a écumé les bars de la Big Apple avant d’être repérée par Akon. “Elle a une capacité à se renouveler assez impressionnante. Les gens n’ont pas le temps de s’y habituer et donc de se lasser et de passer à autre chose”, souligne Guénaël Geay, directeur marketing international de Polydor (Universal). Fashionista jusqu’au bout des faux ongles, l’artiste est conseillée par son propre collectif de stylistes et de designers baptisé “Haus of Gaga”. Aucun paparazzi n’a ainsi jamais réussi à la prendre en photo sans ses habits de lumière.

Un outsider très médiatique
Lady Gaga sait bien mener les médias par le bout du nez. Star planétaire, la chanteuse reste mystérieuse. Entre croyance catholique forte et déhanchements à faire rougir, la jeune femme attise les passions et les rumeurs. Est-elle un homme, une femme, un hermaphrodite ? Lesbienne ou hétéro ? Transsexuelle peut-être ? L’icône gay que l’on voit déjà détrôner Madonna, se fiche de ces ragots. Au contraire, elle en est fière et s’en amuse. Lady Gaga veut broyer les clichés et faire de sa musique un moyen d’émancipation pour tous ses fans qu’elle surnomme affectueusement ses “little monsters” (petits monstres). “Aimez-vous, soyez qui vous êtes”, voilà le message qu’elle martèle à ceux qui aiment sa musique mais vénèrent surtout sa liberté de penser et d’être. Considérée à l’adolescence comme un animal de foire par ses camarades, la star planétaire représente aujourd’hui un peu de rêve américain et la toile adore. Ses clips, vrais petits films bourrés de références populaires, ont été visionnés plus d’un milliard de fois, un record. Son nom, devenue une marque, a été classé par le Global Language Monitor dans le top 10 des mots les plus employés dans la mode sur le net et dans la presse. Le magazine Time l’a même élue personnalité la plus influente dans le domaine artistique en 2010.

La jeune chanteuse a réussi en peu de temps à devenir un véritable phénomène international. “Lady Gaga capte la période actuelle”, écrivait la chanteuse Cindy Lauper dans le magazine Time. L’artiste qui admire Mick Jagger, David Bowie et Andy Warhol saura-t-elle fructifier son quart d’heure de gloire ? On attend son second album avec impatience.

Publié sur Lepetitjournal.com

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