CINEMA – Voyage au bout de la pellicule

As published in lepetitjournal.com

Rien de mieux que de voir un film pour s’évader un peu. Les expatriés, eux, n’ont souvent qu’à ouvrir leurs fenêtres pour être dépaysés. La réalité dépasse-t-elle alors la fiction ? Petit tour d’horizon non-exhaustif des films qui traitent des séjours, plus ou moins prolongés, à l’étranger.

 
filmsLes voyages forment la jeunesse

L’auberge espagnole de Cédric Klapisch (2002)
Le film de la génération Erasmus. Xavier (Romain Duris) quitte sa vie étudiante française et part un an à Barcelone pour finir ses études. Au-delà de la découverte d’une nouvelle culture, il apprend à vivre en communauté (internationale de surcroît) et comprend que l’amour n’a pas de frontière.

Les poupées russes (2005)
Trois ans après l’aventure espagnole,  la trentaine perdue. Toujours aussi indécis quant à ses amours, Xavier, devenu écrivain, traverse la Manche. Les voyages qui ont formé sa jeunesse, sculptent sa vie d’adulte. Entre Londres et Saint-Pétersbourg, Xavier trouvera sa voie.

A nous les petites Anglaises de Michel Lang (1976)
Dans un autre genre, plus … trivial, ce film culte explore les premières rencontres amoureuses de deux adolescents français espiègles qui débarquent au Royaume-Uni. Raison officielle : améliorer leur anglais. Les petites Anglaises s’avèreront être les meilleures professeures…

Une ville, une rencontre  

New-York, I love you (2008)
Suivant le succès de Paris, je t’aime, ce film collégial apporte un regard à la fois tendre, coloré et surréaliste de la Grande Pomme. Chaque réalisateur présente son New York et ce sont les petites aventures de quelques minutes qui peignent peu à peu le visage de la ville qui ne dort jamais.

Lost in translation de Sofia Coppola (2004)
Prenez Bill Murray, un acteur célèbre qui vient honorer un contrat publicitaire pour du whisky japonais. Faites lui rencontrer Scarlett Johansson, qui s’ennuie d’attendre son compagnon photographe star, dans un hôtel tokyoïte.  Mélangez le tout dans un Japon mystérieux, électrique et surtout indéchiffrable. Et vous obtenez un film étrange, attendrissant et qui souligne avec tendresse la douce folie nippone et la solitude des grands hôtels.

Green Card de Peter Weir (1990)
Gérard Depardieu n’était ni en Belgique, ni en Russie à cette époque. “Depardiou” tentait alors l’aventure hollywoodienne mais cherchait déjà à s’installer hors des frontières hexagonales, en tout cas dans la fiction… Georges Fauré (son personnage) se marie, en effet, avec  Brontë (Andie MacDowell) pour obtenir une carte de séjour, une green card. La New-Yorkaise, quant à elle, avait besoin de l’union pour obtenir un appartement. Mais tout se complique quand des inspecteurs de l’immigration doutent de la sincérité de leur relation … Le mariage blanc made in USA pourrait bien se transformer en réelle love-story.

L’ aventure au féminin

Out of Africa, souvenirs d’Afrique de Sydney Pollack (1986)
Karen (Meryl Streep) décide de quitter le Danemark pour l’Afrique. Alors que son mari l’abandonne rapidement, la voilà seule au Kenya (alors colonie britannique), bien décidée à faire pousser des caféiers sur ses terres. Mais l’aventure ne serait pas complète sans la rencontre torride avec l’aventurier Denys Finch Hatton (Robert Redford), qui n’hésite pas à jouer les shampouineurs pour le plus grand bonheur des spectatrices.

Mange, Prie, Aime de Ryan Murphy  (2010)
Julia Roberts est en pleine crise de la quarantaine. Alors que sa vie est rangée, elle cherche à se renouveler. Après un divorce et un passage par la case “cougar”, la belle auteure de récits de voyage, se décide de passer une année sabbatique dans trois pays : l’Italie pour apprendre la langue et l’utiliser pour dévorer pizzas et autres spaghettis ; l’Inde pour méditer et se recentrer ; et enfin Bali pour retrouver son maître à penser et réapprendre à aimer.

Australia de Baz Luhrmann (2010)
A la fin des années 30, Lady Sarah Ashley, une aristocrate anglaise hautaine (jouée par Nicole Kidman) va rejoindre son mari au Nord de l’Australie, terre lointaine et périlleuse. Finalement seule sur sa propriété, elle s’amourache d’un dur à cuire australien (Hugh Jackman) et relève le défi d’une vie laborieuse malgré les regards réprobateurs de la bonne société locale.  Avec en toile de fond la question des droits aborigènes, Australia, à la photographie sans reproche, nous fait découvrir les magnifiques paysages de l’outback australien. Une belle carte-postale pour l’office du Tourisme du “down-under”.

Stupeur et tremblements de Alain Corneau (2003)
Basé sur la vie (et sur le bestseller) de l’écrivain Amélie Nothomb, ce film témoigne des déboires d’une jeune Belge japonophone dans le corporatisme étriqué de l’Empire du soleil levant. Face au choc culturel, la jeune Amélie devra apprendre à courber l’échine, si elle ne souhaite pas finir sa vie à récurer les toilettes.

La surprise au bout de la route

A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson (2008)
Trois frères décident de faire un grand voyage ensemble en train, à travers l’Inde, pour retisser des liens, depuis longtemps dissous. Mais rien ne se passe jamais comme prévu dans ce pays étrange et enivrant, Peter (Adrien Brody), Francis (Owen Wilson) et Jack (Jason Schwartzman) en ressortiront moins cyniques, plus spirituels et surtout de nouveaux frères.

La plage de Danny Boyle (2000)
Richard (Leonardo Di Caprio), déçu par sa vie morne aux Etats-Unis, s’envole vers la frénétique Asie. Alors que son périple l’amène à rencontrer à Bangkok un couple de Français (Virginie Ledoyen/Guillaume Canet), c’est sur une île  du sud de la Thaïlande que sa quête du paradis perdu tourne à l’enfer.

Bienvenue au Marigold Hotel de John Madden (2012)
La retraite, c’est beaucoup de temps libre, alors pourquoi ne pas l’occuper avec de beaux voyages. Cette réflexion partagée par plusieurs Britanniques, les entraînera quelques semaines dans un hôtel indien, bien loin du palace mis en avant sur les brochures. Malgré les mésaventures, ces septuagénaires et octogénaires retrouveront dans leur périple une joie souvent disparue avec le poids de l’âge : celui de la découverte !

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